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  ..Le blog des Couramiauds..

..Le blog des Couramiauds..

Tout commence par le besoin de partir, pour seule certitude : vouloir être ailleurs. Loin, de tout ce qui nous enchaîne au quotidien, de nos dépendances, de tout ce que nous croyons être… Découvrir les paysages aux multiples aspects, errer selon l’intuition, répondre à l’appel de l’horizon, c’est le vrai bonheur d’une quête sans fin. Une quête où la terre est sans frontières. Une quête où « être » est synonyme de « libre », où « voyager » est synonyme de « vivre ».

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Publié dans : #Actualité

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Paul@mauditquébécois 04/03/2012 14:58


Une ville du Québec se nomme : Grand-Mère. On l'a ainsi désignée à cause de son fameux rocher dont la forme évoque nettement le profil d'une vielle dame. Mais une vieille dame n'est pas forcément
une grand maman. Cela est une autre histoire.


Le rocher borde la rivière qui traverse la ville qui aura vu couler l'eau à la source de l'essor de toute la région. Au siècle dernier, les femmes y lavaient les vêtements de la famille et ceux
du mari parti bûcher dans les chantiers forestiers bien en amont pendant les longs mois d'hiver. Les draveurs "raftmans" pratiquaient le métier le plus dangereux du monde : ils "flottaient"
assuraient l'acheminement des billes de bois en direction des sciries de Grand-Mère et de Shawinigan en les poussant avec leurs longues gaffes en dansant sur les billots chaussés de leur lourdes
bottes cloutées.


Plusieurs draveurs se noyaient à chaque saison, ce qui les délivraient des tourments de conditions inhumaines de l'un des plus durs labeurs sur terre. Mais ce faisant, ils laissaient aussi dans
le deuil leur famille condamnée à la misère.


Les grands mères se souviennent encore de ce passé tumultueux et lorsqu'on leur demande de l'évoquer, elles posent leur regard au loin, en amont du rocher et du temps révolu de la grande
misère.   

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